

Toujours au sujet de l'écrit, et, au cas où un graphologue échouerait par hasard sur ce post, j'affiche, histoire de le distraire, quelques lignes manuscrites, il y a déjà quelques années, sur une des feuilles d'un précieux carnet de notes.
Alors que je pianote sur le clavier pour rédiger ce petit message, BBL regarde des vidéos sur le portable, et Pat, qui s'est bien calé l'estomac, se livre, couché sur le canapé, à son passe-temps favori : piquer un petit somme.
Je n'aurais pas fait grand chose de la journée qui s'achèvera dans quelques minutes à peine. Pourtant, depuis ce matin, je n'aurais pas souvent quitté mon poste, bien calé face à l'écran du PC. Mais je n'ai rien relevé de vraiment intéressant sur le Web, aujourd'hui, mis à part trois reportages de Luis Lema, pour Le Temps. Lema parle de sa rencontre avec des habitants de l'Amérique profonde et a su trouver le bon angle pour chacun de ses articles. De plus ses photos sont réussies. Voilà, ce sera tout. Je coupe ici ma machine. J'essayerai d'en faire un peu plus demain.
La température extérieure a chuté de quelques degrés, le vent est orienté nord/sud, l'atmosphère climatique est bien plus agréable depuis deux jours. C'est peut-être ce qui m'incite à reprendre le fil des publications sur les blogs. Quant à BBL, elle est très contente d'avoir pu mettre un point final à son dernier article. Il ne reste plus qu'à espérer que la revue à laquelle il est destiné s'empresse de le publier : une affaire plus complexe que la simple mise en ligne d'un post sur un blog.
J'ai donc rédigé le premier épisode d'une toute nouvelle série, une sorte de feuilleton. L'idée m'est venue en écoutant Woodward Avenue de Rai Knight - je ne savais pas encore qu'elle s'appelait Knight, je ne connaissais que son prénom, mais c'est une autre histoire. Ainsi, j'ai laborieusement écrit. Ensuite, j'ai publié mon texte sur SCH 2009.
Depuis qu'elle l'a lu, BBL va beaucoup mieux. Pat est très heureux d'avoir si bien joué son rôle. Aussi, tous les deux demandent maintenant une suite, un nouvel épisode... De plus, Pat aimerait vraiment reprendre le volant. Malheureusement pour BBL et Pat, je suis dorénavant dans le même état que le petit Sony : en panne.
J'ai trouvé plus de péril chez les hommes que chez les bêtes ; Zarathoustra suit des chemins périlleux. Que mes animaux me guident !Friedrich Nietzsche
Pour avoir bouquiné Globes de Sloterdijk jusque tard dans la nuit, je ressens en ce moment un sérieux manque de sommeil. Je n'arrive pas à inscrire au clavier plus de trois mots sans multiplier les fautes de frappes. Tandis que Pat, assis en face de moi sur le canapé, m'observe attentivement en se demandant, si par mégarde, ce matin à l'aube, il n'aurait pas déterré une sorte de zombie.
L'image ci-dessus donne un indice sur la nature du problème qu'il m'a fallu résoudre dans la journée. Sans cet indice visuel, il est très peu probable que je me souvienne de cet épisode plus tard.
Voilà donc un billet aussi insignifiant que peuvent l'être la plupart des événements quotidiens au cours d'une existence. La vie n'est qu'un labyrinthe inextricable conçu par un débile boiteux.
La seconde bonne nouvelle, c'est qu'il y a eu un rayon de soleil aujourd'hui qui m'a permis de prendre une photo avec ce petit Canon. Une image qui a la couleur du printemps, trace pixelisée témoignant que cette saison existe quelque part en coulisse, alors qu'elle refuse encore de se dévoiler complètement sur la grande scène du temps.
Cette panne n'a duré qu'une trentaine de minutes, un laps de temps suffisant pour que les utilisateurs, connectés sur le site à ce moment-là, se mettent à réagir bruyamment. Petit événement assez marrant.